Un hélicoptère n’est pas une voiture ou un aéronef ordinaire. C’est une combinaison extrêmement complexe de mécanique, d’électronique et d’hydraulique. Un système dans lequel tous les éléments dépendent les uns des autres. Le rotor, la transmission, l’entraînement, les commandes, l’avionique, les capteurs, la structure : le dysfonctionnement de l’un des éléments a des répercussions sur l’ensemble du système. Dans le meilleur des cas, on le constate assez tôt. Dans le pire des cas, seulement une fois en vol.
C’est pourquoi la maintenance des six Ecureuils et des trois Bell 429 exige non seulement une habileté mécanique, mais aussi une bonne dose de réflexion : recherches les causes, identifier les schémas, évaluer les anomalies. Parfois, c’est un simple bruit qui sonne « autrement ». Parfois, une usure anormale. Ou une mesure qui reste dans la marge de tolérance, mais qui a varié d’un jour à l’autre. Ce sont précisément ce genre de détails qui font la différence.
« Un erreur peut avoir des conséquences fatales », relève le technicien Christof Kalbermatter. Ce constat ne se réfère pas à une quelconque menace, mais à une réalité qui accompagne chaque vis. C’est pourquoi il y a des check-lists, la règle des quatre yeux, la documentation et des déroulements parfaitement définis. Parallèlement, cela requiert aussi de l’expérience, de l’intuition et la conscience que les normes ne sont efficaces que si on les applique systématiquement. Les techniciens d’Air Zermatt savent ce qu’ils font. Ensemble, ils comptent 183 années de service et d’expérience au sein de l’entreprise.